
La palette du peintre a changée, Tout de roux, tout de rouille, tout de jaune. Le bleu du ciel est aussi échangé, Que de gris, que de sombre, pour son trône… Les silhouettes sont toutes frigorifiées, Des manteaux, des pulls et des écharpes. Et les têtes aux parapluies confiées, Car il pleut les cordes d’une harpe. De la cheminée, j’ai vu la fumée, En spirale, toute blanche et montante… Dans ces volutes, j’ai cru deviner, L’air doux d’une chanson enivrante. Certes, il fait froid, mais mon coeur est brûlant. Je n’ai qu’une envie c’est de t’embrasser. Je sens dans mes veines, battre mon sang, Car de l’amour je ne puis me lasser…

