[intro] [Couplet 1] Tu fais des mines, tu fronces les sourcils, Tu cries : « Je t’aime jusqu’à la vieillie ! » Mais je sais bien qu’hier soir, à la cuillère, Tu as fini toute ma confiture, ma petite chère ! Mon lapinou, mon petit diablotin, Tu es mon plus beau, mon plus fou matin ! Comment te croire quand tu fais ta sérieuse, Avec de la confiture encore sur ta lèvre rieuse ? [Refrain] Haut prix, ma puce, voyons donc, Quelle histoire, quel bruit, quel non-sens ! Je ne croirai jamais que tu m’aimes, Jamais ! (hi-hi !) jamais ! (ha-ha !) jamais ! Je t’adore autant que le ciel est grand, Mon petit soleil, mon péché charmant ! Tu es ma lune, mon pissenlit d'or, Mais je n’y crois pas – non – jamais, jamais, jamais ! [Couplet 2] Tu me murmures : « À toi pour cent ans ! » Pendant que tu caches mon autre chaussant. Tu es un ange, je te jure, ma foi, Mais où est passée ma chaussette gauche, dis-moi ? Ma renarde, ma petite coquine, Tes bêtises sont une drôle de doctrine ! Je rirais bien jusqu’à en tomber, Mais tu m’embrasses – et je viens de tout oublier ! [Refrain] Haut prix, ma câline, allons, Quelle bagatelle, quelle farce, quel ton ! Je ne croirai jamais que tu m’aimes, Jamais ! (oh !) jamais ! (allons donc !) jamais ! Tu es ma joie, mon petit pétard, Mon éternel et tendre bavard ! Je jouerais à tes jeux des heures entières, Mais je n’y crois pas – jamais, jamais, jamais ! [Pont (en accélérant, un peu parlé-chanté)] Et puis après, qu'est-ce que ça fait ? Tu es ma seule, ma folle, ma belle bêtise, tout net ! Je fais semblant d’être grave et sévère, Mais j’ai déjà acheté cent ballons pour te plaire ! [Refrain final (avec des grands éclats, en tournant)] Haut prix, mon lapin, qu'est-ce à dire ? Tu souris – et je perds tout savoir ! Je ne croirai jamais que tu m’aimes, Jamais ! (bravo !) jamais ! (encore !) jamais ! Mon petit soleil en culotte rayée, Mon fol amour, ma joie effrénée ! Croire ou ne pas croire, quelle drôle de gage – Je ris, je danse et je crie : jamais, jamais, jamais ! [Final – en parlant, avec un sourire] Et puis, au fond… Jamais ? Non, c’est une blague. Je ne te crois pas, mais je t’aime. Et toi, tu ris. C’est tout ce qui compte, ma petite fleur. Jamais… enfin, presque toujours ! [outro]


